Jeudi 24 février 2011
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HISTOIRES DU VTT OU DE VTT ...?
Je ne parlerais pas de son histoire car bien d'autres site ou blog l'on déjà fait et de toute manière, je ne suis pas assez "historien" pour pouvoir le faire. Je
parlerai juste des souvenirs de cette époque où nous roulions encore (vous et moi) sur des machines dites "tout terrain " sans suspensions,où l'acier était encore omniprésent.Loin des
suspensions, du light et autre materiaux tout carbone. Nos spads affichaient en moyenne 14-15kg en semi-rigide.
Vous souvenez vous de l'époque fluo ou tout le monde était habillé en tenue de fitness façon Veronique et davina, s'accrochant au vélo en essayant de remettre le pied dans la cale à
lanière. AH nous avions fier allure avec nos casques Brancale en forme de coquille d'oeuf sur le crâne.L'époque de la gourde en plastique sur le porte bidon bleu anodisé et des
selles aussi larges que celles des 103 SP ,recouvertes d'une épaisse calotte de gel est aujourd'hui, bien terminée
1991 : La rencontre du 3eme type.
Un copain me proposa de venir faire un tour avec son nouveau BMX (un truc très simple, chromé super tendance pour l'époque, avec freinage rétropédalage).Il me prèta le vélo de son
paternel, une sorte encore inconnu pour moi.Un machin blanc et bleu avec des leviers de vitesse qui pivotent sur le dessus du cintre et 5 vitesses .Bernard
Dangre était sa marque.
Une REVELATION. Les premiers tours de pédale ont été comme un déclic. J'avais l'impression que le vélo montait les côtes tout seul. Les crampons, ce guidon façon Street Bike...trop cool !
Puis je me suis payé mon premier VTT. Un
Champion acheté dans un Hypermarché... Champion (ca ne s'invente pas). C'était la super frime . Pédalier en fonte monobloc, freins cantilevers en résine, jantes en acier,
vitesses SIS indexées à l'avant, dérailleur arrière Shimano et Falcon à l'avant , sans oublié les pédales crantées en resines avec catadiopres...Vraiment classe . Je l'ai ruiné
en 3 mois . Alors je m'en suis racheté un deuxième . Un Quantum (carrefour) equipé shimano 100Gs, pédalier ovale, cadre en acier Hi-ten et les haubans superieurs qui passés
sous le tube superieur du cadre pour former un triangle. Il était noir et rose fluo ( le Fluo qui était super Fashion) . Il a fait 6 mois ...
Alors je suis passé aux choses serieuses, un Décathlon 540 rouge avec une fourche RST 200 élastomère qui a duré 2 mois. Je suis passé ensuite à une Marzocchi
XC400 qui pissait l'huile de partout que n'a pas fait plus de 8 mois.J'ai donc équipé la bête d'une potence à amortisseur (style Proflex) ... elle a pas fait mieux que le reste
.
Les randonnées cyclotourismes commencaient à fleurir doucement et le terrain de jeu se limité pour le moment qu'aux prairies et chemins forestiers. Ce sera l'année de mon 1er Rallye VTT
Franscilien .
1993 : Les championnats du monde à Métabief .
Par ce joli mois d'été, en vacacance en normandie, je m'éclatais tellement avec ma copine (Nath bisous) , qu'on a décidé de prendre la 104 Z, la tente et de filer direction Métabief pour
aller voir mon champion ,Nicolas Vouilloz (E.T pour les intimes), dévaler les pentes du Mont d'Or avec sa protection faciale façon masque de hockey. Ca était un véritable chocTel le retour de
flamme me grillant les sourcils, le frisson
et la vitesse de ces
merveilleuses machines dévalant et avalant les cailloux à des vitesses vertigineuses, me terrifia d'un amour encore plus puissant que les petites rando locales du 91.Des VTT partout.
des Trek 9000,des Diamond Back DBR,des Klein des Marin, Muddy Fox, Alpinestar ,le paradis existe....... Je fini mon décathlon et l'enterra sur
place. Amen !
Plusieurs mois après, j'ai eu suffisament d'argent pour réinvestir dans un Decathlon tout suspendu avec un cadre en treilli (un 7.9 je crois). Je suis retrouné à Métabief casiment tout
les week-end pendant 2 ans, tel l'éléphant au cimetierre, pour y enterrer de nouveau mon VTT. ReAmen !!
1995 : Le rêve devient réalité .
A fond dans le truc, j'achetais tout les magazines spécialisés de l'époque (Vélo Vert et VTT Mag) et bavais tel le toutou devant son caniguou, sur les grosses marques tendances Le VTT
n'était plus une simple mode mais un état d'esprit .
La cerise sur le guidon était sans nul doute...le SBIKE. Vouilloz en avait un alors j'en voulais un aussi. J'ai donc dû me
travestir et écumer tout les petits jobs d'été pour pouvoir m'offrir mon cadre Sbike
729 que j'ai equipé d'une fourche Marzo Xc 700 Purple ( j'insiste), de freins Hydraulique Sachs et de toute une panoplie peripherique Zoom. Je
faisais des ravages dans les courses et sur la Snowbike de Flaine, le Team Sunn était très interessé devant une machine aussi merveilleuse ( On dirait une mère qui parle de son gosse).
2001 : La technologie .
Allé, je me lance ...! j'obte pour un Lapierre TRAIL LTX... un jolie chèque qui me fait prendre conscience que ce sport aura ma peau et me fera finir sous les ponts. Magnifique machine
,sobre et très efficace qui me produira chez moi le syndrôme anti-Decathlon et me fera comprendre que rien ne vaut une marque qui vend que des vélos et non pas des maillots de bain et
autre boules de pétanques...
2009 : Internet .
Aujourd'hui, le nombre de marque fait que le choix de sa future monture l devient un véritable casse tête. Les prix explosent et les enseignes se font des marges généreuses. Devant ce
casse-tête, je décide de me lancer dans l'achat d'un CUBE AMS 125 sur internet ...Et oui, la concurrence déloyale du web face à nos revendeurs faits de chairs et de sang en sont les
premières victimes , et moi aussi...
2010 : La TEAM Naît .
Léo
Un petit peu de nostalgie pour les plus anciens !


